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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 09:50

chats 025Je commence mon Challenge "Vie de château" par ce qui me semblait au départ le plus difficile, et se révèle au contraire le plus facile, étant donné la somme de lecture qui m'est impartie pendant les vacances : un film. Je ferai preuve également de logique dans le déroulement de mon challenge, en mettant d'un côté Versaille et sa cour, de l'autre Elisabeth d'Autriche et sa descendance.

 

J'ai choisi de vous présenter Saint-Cyr (2000) de Patricia Mazuy parce qu'il apporte un point de vue singulier sur un personnage historique que vous rencontrerez à nouveau durant mon challenge, à savoir Madame de Maintenon.  

 

Nous la retrouvons à un moment très particulier de sa vie, au sommet de sa réussite si j'ose dire. Françoise d'Aubigné, veuve Scarron (Isabelle Huppert) est devenue l'épouse morganatique de Louis XIV (Jean-Pierre Kalfon). Elle a obtenu du souverain la création de la maison de Saint-Cyr, pour recueillir les jeunes filles nobles et pauvres, dont les pères, les frères sont morts pour le roi. Elle souhaite que ses jeunes filles reçoivent une bonne éducation, puissent se marier et deviennent la gloire du royaume, bref, échappe  à la vie qui a été la sienne (elle est devenue à seize ans l'épouse du poète infirme Scarron, qui a eu la charité d'épouser une orpheline sans dot). Que de compromission a-t-elle dû faire pour en arriver là ! Sa première apparition au côté du roi nous renseigne assez là-dessus, sans qu'il est besoin de grande démonstration. Saint Cyr

 

L'arrivée des toutes jeunes filles est une des scènes phares du film. Elle montre assez dans quel état de désolation les guerres perpétuelles du roi ont laissé la France. Chacune, dans son patois (ces jeunes aristocrates ne maîtrisent pas le français) raconte qui la mort de son père, qui la mort de frère, qui la ruine de sa famille. Une amitié se noue pourtant, entre Lucie de Fontenelle (Nina Meurisse) et Anne de Grandcamp (Morgane Moré).

 

Le temps passe, les jeunes filles s'épanouissent grâce à une éducation relativement moderne (pour l'époque) etle point d'orgue doit en être la représentation d'Esther, pièce écrite tout spécialement par Racine (formidable Jean-François Balmer). La scène de la représentation est une de mes préférées : musique, décor, lumière, interprétation, j'ai vraiment eu l'impression d'être replongée dans un spectacle du grand siècle.

 

Point d'orgue, et point de chute : madame de Maintenon mesure son erreur. Ses petites protégées ne sont pas vues comme des jeunes filles d'exception, mais comme un réservoir de chair fraîche pour une cour en manque de nouveauté. Dès lors, la maison se replie sur elle-même. La part d'ombre ne cesse de croître. Madame de Maintenon impose de nouvelles règles, bien plus strictes, qui font la part belle à la religion, et si Anne rêve de liberté, Lucie, qui voue une admiration sans borne à madame de Maintenon, sombre et se mortifie chaque jour davantage. Il faut dire que Saint Cyr a été construit sur des marais, et que la fièvre emporte les jeunes pensionnaires (voir l'évolution de la taille du cimetière, entre le milieu et la fin du film, révélatrice de l'hécatombe). chateau16

 

Lapalissade : la mort n'est pas perçue de la même manière à cette époque qu'à la nôtre, elle est envisagée comme une délivrance, par rapport à une vie de souffrance et de compromission. Dernière scène phare : la prise d'habit d'une demi-douzaine de jeunes filles, dont certaines ont participé à la création d'Esther. Elles deviendront à leur tour les maîtresses de Saint-Cyr. L'éducation qu'elles ont reçue les rend-elle inaptes à s'adapter à la vie réelle ? Ou bien le peu qu'elles ont vu de la Cour leur a-t-elle fait comprendre qu'elles ne souhaitent pas cette vie-là ? Madame de Maintenon a atteint ses deux buts : gagner son salut et éviter à ses filles la vie qu'elle a dû mener.

 

Saint-Cyr est le film réussi d'un échec. 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:38

chats 025J'ai failli mettre en titre : Sharon, le retour, mais il aurait alors paru inciompréhensible pour bien des personnes. J'ai repris mon avatar de l'époque, qui avait un gros avantage : il ressemblait vraiment à Sharon (pas moi, mon chat).  

J'ai commencé sur le net par écrire des critiques de cinéma, un peu plus de cent vingt, sur le site administré par un ami.  Depuis la fermeture du site (ou plutôt, sa baisse croissante d'activités), je n'ai pas récrit de critiques, j'étais même plutôt soulagée de ne plus à avoir à penser à ma future critique en allant au cinéma. Grâce au film que j'ai vu hier, j'ai envie de retenter l'exercice. Je désespère par contre de retrouver la liberté de ton que j'avais à l'époque.  

 

transformers-3-la-face-cachee-de-la-lune.jpg

 

Le film dont je vais vous parler est le blockbuster de ce début d'été, à savoir Transformers 3. But : me détendre. J'aime beaucoup ce genre de film, parce que :

- Les gentils gagnent toujours à la fin, avec un minimum de casse (enfin, dans le cas de Transformers, on s'attend à un maximum de casse).

- les effets spéciaux sont surprenants.

- quelques bagarres, courses-poursuites et autres explosions sont les bienvenus.

 

Je serai sympathique : je n'établirai aucune comparaison entre ce film et X-men First class (ne confondons pas les torchons et les serviettes). J'espère seulement que John Malkovitch, Frances Mc Dormad et John Turturro se sont bien amusés sur le tournage et ont touché un gros chèque, parce que je ne vois pas d'autres intérêt à leur présence dans ce navet de compétition (même dans la catégorie : film d'explosion). Quant à Patrick Dempsey, il n'est pas vraiment crédible dans le rôle du super méchant (pour lui aussi, j'espère que le chèque était conséquent).

 

Je tâcherai d'être sympa avec Rosie Huntington-Whiteley, qui remplace Megan Fox et partage avec elle quelques qualités :

- elle n'est jamais décoiffée, ses cheveux ne se recouvrent jamais de poussière, quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve).

- ses vêtements, hors de prix, ne sont jamais abîmés non plus.

Pourtant, je préférai le personnage de Micaela à celui de Curly, parce qu'elle était nettement moins naïve, et dotée d'un passé qui lui donnait un tant soit peu d'épaisseur. Certes, Curly a perdu un frère au combat et dit cette phrase mémorable "il vaut mieux un frère que les médailles d'un frère" (je cite de mémoire). Les scénaristes se sont-ils inspirés d'Ana, la sulfureuse méchante de GI Joe, radicalement transformée par la mort au combat de son frère ? Si Sienna Miller était crédible, cette chère Rosie ne l'est pas, la faute aussi à un scénario qui distille l'événement "en passant" et ne l'exploite pas.

 

Je ne vous parlerai pas non plus de Sam, prêt à tout pour la femme qu'il aime parce que, je vous le rappelle, elle est très belle. Il joue si bien qu'il risque une nomination au Razzy Award, peut-être même obtiendra-t-il le prix.

 

Revenons quand même au coeur de l'action : l'action, justement. Elle met une bonne heure à démarrer, et la suite n'est pas vraiment meilleure, si ce n'est peut-être la dernière demi-heure (enfin, si vous avez tenu le choc jusque là, le film dure tout de même deux heures et demi). On nous ressert les vieilles recettes des épisodes précédents, le retour des méchants robots, quelques trahisons, et Optimus Prime qui domine le tout. Je reconnais tout de même que les scènes de destructions sont assez impressionnantes. Félicitons donc les responsables des effets spéciaux : ils ont bien bossé, eux car le pire, pour moi, est que certaines scènes, qui avaient un très fort potentiel ont été massacrées par la réalisation. Elles sont si nombreuses qu'il 'est rageant de constater que le minimum syndical au niveau scénario/réalisation ne soit pas accompli.

 

Je ne massacrerai pas le film davantage : d'autres s'en chargeront sûrement.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 12:13

Je ne vous parlerai pas de la difficulté que j'ai eu à rédiger cet article. Non, à peine. J'ai juste l'impression que tout a été dit sur l'héroïne écossaise Imogène Mac Carthery. Je vous ai donjc préparé une petite fiche signalétique de l'héroïne du film.

 

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Nom : Mac Carthery, du clan des Mac Leod (clan des Highland, précisons-le).

Prénom : Imogène.

Vit à Londres, mais son coeur est resté à Callander où elle a grandi.

Famille : une gouvernante, Mrs Elroy, qui se comporte exactement comme si elle était sa mère. Imogène ne s'est jamais vraiment posée la question du pourquoi. Un père légèrement fantomatique.

Profession : secrétaire au foreign office, espionne émérite.

Qualités : écossaise.

 Défauts : écossaise.

Passion : l'Ecosse et tout ce qui se rapporte à l'Ecosse, notamment le rugby, le whysky et la cornemuse.

Déteste : les anglais, les irlandais, les gallois, les français, les italiens. Pas la peine de lui dire que ce n'est pas leur faute s'ils n'ont pas eu la chance de naître écossais, cela ne lui fait ni chaud ni froid.

Sport : gymnatisque, tir, rugby, pourchasser les ennemis de la couronne à pied, en barque et en voiture.

Armes favorites : le tromblon, le troupeau de moutons, la rame.

Soupirants : toujours éconduits.

Amour : ne peut oublier son amour de jeunesse, dont elle a été tragiquement séparée. Son retour à Callander et surtout ses fiançailles avec une française ne seront pas sans l'émouvoir.

Mission : se porter au secours de la couronne en amenant des plans ultra-secrets à son contact.

 

Après avoir vu ses aventures filmées, ma prochaine étape sera de lire Encore vous, Imogène, de Charles Exbrayat.

 

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