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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 19:28

Cyanure.jpgédition Actes Sud - 157 pages.

 

Mon résumé :

 

Martin Molin est un chanceux : il s'apprête à passer les fêtes de Noël dans la famille de Lisette, sa petite amie, sur une île au large de Fjällbacka. Il déchante très vite : ce n'est plus une réunion de famille, c'est un règlement de compte. Et quand le grand-père de Lisette meurt assassiné en plein repas, il se rend compte qu'il devra enquête seul : en pleine tempête de neige, l'île est coupée du monde.

 

Mon avis :

 

Ce livre est un très bel objet. la couverture est magnifique. Vous serez ravi de l'exposer dans votre bibliothèque ou de le laisser traîner nonchalamment dans votre salon.

 

Les phrases que vous avez lues ci-dessus sont la partie positive de mon avis. Les choses sérieuses commencent.


J'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps en lisant ce livre. Le pire, c'est que ce n'est pas qu'une impression, c'est vrai. L'intrigue commençait pourtant bien, le soucis est la rapidité avec laquelle elle est résolue. Martin passe son temps à se lamenter. Ah ! Si Patrick était là pour m'aider ! Sauf qu'il n'est pas là, et qu'il va bien devoir se dépatouiller tout seul de cette mélasse. Il est aidé par des personnages absolument odieux, pour ne pas dire irresponsables jusque dans leur cruauté.  Je ne suis pas sûre, par exemple, que certaines révélations étaient utiles à ce moment : elles ne servent à rien pour résoudre le meurtre, et l'impact psychologique sur la personne qui a subi cette confession... Eh bien, nous n'en saurons rien, nous espérons juste qu'elle ne fera pas une bêtise du style : "je choisis la corde ou le revolver pour mettre fin à mes jours ?" En revanche, la personne qui-révèle-le-secret-qu'elle-craignait-de-voir-révéler-depuis-trente-ans se porte de mieux en mieux depuis qu'elle s'est délestée de son fardeau. Je ne suis pas sûre non plus que le coupable (hum, hum) ne soit pas une parfaite ordure, qui n'a pas profité de la faiblesse psychologique de son complice pour accomplir son forfait.

 

J'en dis trop ? Cela m'est égal, cette lecture m'a mise de mauvaise humeur, et je suis sur mon blog - j'écris donc ce que je veux. Vous noterez tout de même que je ne donne ni le nom du coupable, ni celui du complice, alors que j'avais deviné dès la page 31 la cause et le mobile- à cause d'un abus de séries télévisées policières, sans aucun doute. Ce n'est pas grave non plus, car ce roman, après tout, se veut un hommage à Sherlock Holmes dont Ruben et l'un de ses petits-fils sont des inconditionnels. C'est même un adaptation filmique de Sherlock Holmes qui permettra à Martin de résoudre l'enquête. On n'arrête pas le progrès. Je n'irai pas jusqu'à nier que l'on ne trouve une telle méthode dans un film mettant en scène Sherlock Holmes, non. Je dirai juste que cette méthode, je la connaissais déjà. Pour cause de lecture intensive des romans d'une certaine Agatha Christie. Si Camilla Lackberg souhaite rendre un hommage, qu'elle le fasse au bon auteur (et non réalisateur).

 

Promis : mon prochain billet sera plus zen.

 

Edit de 20 h 02 : ce roman a été publié en 2007. Il ressort donc des tiroirs à cause des succès de Camilla Lackberg en librairie. Il aurait pu y rester.

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 17:59

9782020944656.jpg

éditions Points - 373 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Fredrik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L'intrusion d'Harriet, l'amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourant, elle exige qu'il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer.

 

Merci à Syl, Aymeline et Lystig pour cette lecture commune pour laquelle je suis très en retard.

 

Mon avis :

 

La quatrième de couverture est excellent (comme souvent dans les éditions Points) : elle raconte juste ce qu'il faut sans déflorer le sujet. Elle aurait pu être racoleuse en laissant planer le doute sur la "promesse" faite par Frédrik. Non, pas du tout, c'est exactement cela.

 

Rudesse du sujet choisi : le personnage n'a rien d'aimable, et sa solitude est choisie. Frédrik s'est coupé du monde, et ce n'est pas ses contacts avec le facteur qui change quoi que ce soit à la donne. Le monde vient pourtant à lui et d'une manière quasi improbable, le met face à ses responsabilités, et lui fait redécouvrir ce monde dont il s'était coupé depuis douze ans.

 

Le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier son style est simplicité. Il se défend des effets de manche, il n'utilise pas un style ampoulé, il ôte tout ce qui aurait pu être superflu. Cette simplicité se retrouve aussi dans la construction de l'intrigue. Les réminiscences de son passé s'intègrent parfaitement au récit, et cette limpidité dans la construction rend ainsi beaucoup plus forts les coups de tonnerre qui vont ébranler la vie de Fredrik et me secouer.

 

Si j'aimais déjà les romans policiers d'Henning Mankell, j'aime tout autant sa littérature "blanche" : ma quinzième participation au Défi Scandinavie blanche .

 


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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 13:28

images.jpegédition Babel - 157 pages.

 

Mon résumé :

 

Deux années sont passées depuis la mort de Pia, sa meilleure amie. Linnéa est sur le point de passer le bac et se rend compte qu'elle vivra bientôt des événements (l'entrée dans la vie active, la vie de couple), que sa meilleure amie ne vivra jamais, qu'elle ne pourra jamais partager avec elle. Un jour, elle a un choc : elle croit revoir Pia. Ce n'est autre que son frère, Per. Linnea tombe amoureuse de lui.

 

Mon avis :

 

dc3a9fi-scandinavie-blancheJ'aurai aimé donner un avis plus positif sur ce roman. Le premier mot qui me vient à l'esprit est "bof". Je n'ai pas eu l'impression dans ce tome de voir Linnea mûrir, si ce n'est quand elle prend soin de sa grand-mère malade ou qu'elle encourage son amie Malin à prendre son destin en main en prenant des cours de self-défense. Vous me direz que ce n'est déjà pas mal, cependant ses histoires d'amour se terminent un peu en queue de poisson (qui a dit que c'était bien normal pour une jeune femme qui sort avec un officier de marine ?). J'ai projeté sur ses actes des motifs, je leur ai donné de la raisonnance qu'ils ne possédaient certainement pas. Curieuse narration que celle où la narratrice anticipe certains faits et manque de recul par rapport à ce qu'elle vit. Curieux livre qui forme, avec les deux tomes précédents, une composition circulaire et n'apporte pas les réponses que j'attendais. Des adolescentes réagiraient différemment, Linnea leur parlerait sans doute davantage (nous restons dans la littérature jeunesse). Je reste déçue par cette fin qui n'en est pas une.  

 

Mon troisième livre de Katarina Mazetti lu dans le cadre du Défi Scandinavie blanche.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:05

Logo Sharonédition Babel - 169 pages.

 

Quatrième de couverture (extraits) :

 

Linnea, dix-sept ans, ne s'est pas remise du décès brutal de Pia, sa meilleure amie. En cette nouvelle rentrée, flanquée de deux copines plus paumées qu'elle, elle interroge les adultes sur le sens de l'existence et cache sa détresse sous une cruauté moqueuse.

 

Mon avis :

 

LA PLU~1Le temps a passé depuis le premier tome et Linnea grandit. La douleur est toujours là, l'adolescente essaie seulement de la tenir à distance en reprenant sa vie là où elle en était, non avant la mort de son amie, mais avant sa rencontre avec elle. Vie ordinaire ? Rien de moins. Linnea nous révèle tout le mal être d'une adolescente, tous ses travers aussi (mythomanie, kleptomanie), démultipliés par ce qu'elle occulte : le suicide de PIa et les interrogations que ce suicide soulève.


Oui, Linnea mène la vie ordinaire d'une ado. Son regard sur sa famille a évolué, grâce à sa dc3a9fi-scandinavie-blancheconfrontation avec ses deux nouvelles meilleures amies. Sa famille, qu'elle jugeait extravagante dans le premier tome, apparaît aimante et unie : son beau-père a mûri, sa mère se montre toujours responsable, quoi qu'il arrive, son petit frère est attachant. Il n'est que sa grand-mère qui se montre vraiment détonnante avec son passé de femme libérée et son présent extravagant. C'est elle qui permettra à sa petite-fille de vivre des expériences pour le moins aventureuses, dont la jeune fille sortira... je n'irai pas jusqu'à dire "mûrie", mais en tout cas, après avoir agi comme elle l'a fait, elle ne peut qu'avoir un avenir plus serein. 

 

Qu'adviendra-t-il de ses nouvelles amies, Madeline et Malin ? Si Madeleine est le symbole de l'égocentrisme adolescent (elle ne cherche pas une amie, juste une oreille), Malin apparaît comme paumée. Isolement, misère sociale, comportement extrême (elle est fascinée par la sorcellerie et porte de très nombreux piercings), Malin se met en danger. A travers elle, Linnea découvre un monde à côté duquel elle vivait et qu'elle ignorait. Elle découvrira plus encore, mais je ne vous en dirai pas plus, je vous en dis même moins que la quatrième de couverture, qui révèle les deux tiers du roman. Le troisième tome est lu, je n'ai plus qu'à rédiger mon avis.

 

 

Mon second livre de Katarina Mazetti lu dans le cadre du du Défi Scandinavie blanche.

Ma huitième participation au Challenge animaux du monde .  J'inscris aussi ce livre au défi la plume au féminin


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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:11

Roseanne.gifédition  Rivage/Noir - 313 pages. 

 

Quatrième de couverture :

 

Le cadavre dénudé d'une jeune inconnue est retrouvé dans un canal proche de la petite ville de Motala. La victime semble avoir été violée. Martin Beck, de la criminelle de Stockholm, est envoyé en renfort auprès de l'équipe locale chargée de l'enquête. Longtemps, les investigations piétinent, mais si Beck est un bon flic, c'est parce qu'ils possède "les trois qualités les plus importantes indispensables à un policier : il est têtu, il est logique et il est d'un calme absolu". Sans oublier qu'il est patient, incroyablement patient.

 

Mon avis :

 

dc3a9fi-scandinavie-noireRoseanna, titre du roman, est le prénom de la victime. La couleur est donnée : le roman est autant la recherche des derniers instants de la vie de la jeune américaine que la recherche de la personne qui a croisé sa route et l'a tuée. Martin Beck ne porte aucun jugement sur la vie de cette jeune femme, libérée, certes, mais aussi attachante car elle est incroyablement sincère et honnête (je ne trouve pas d'autres adjectifs pour la qualifier).

 

Roseanna est la première enquête de Martin Beck. je ne regrette pas de ne pas l'avoir lu avant, car quelles que soient les enquêtes, Martin Beck est un policier consciencieux. Sa vie privée est banale (marié, deux enfants) et peu épanouissante : l'amour s'est envolé depuis longtemps. Le roman est réaliste, dans le sens où l'équipe d'enquêteurs met six mois à appréhender un suspect. Je dis bien "l'équipe" car Martin Beck, s'il s'investit corps et âme afin que justice soit rendue à la victime, n'agit pas seul. Il peut compter sur les autres policiers, et même sur des appuis internationaux. 

 

Il faut aussi faire avec la lenteur de l'enquête : pas d'ordinateurs d'où jaillissent des résultats, pas d'autopsie-fleuve mais un rapport détaillé, pas de test ADN ni même de liaisons téléphoniques outre-atlantique satisfaisante. Les interrogatoires ne sont pas filmés, mais enregistrés au magnétophone, ils illustrent la pugnacité des enquêteurs. Jamais le rythme de l'enquête ne paraît lent, car Sjöwall et Walhöö manient avec brio l'art de l'ellipse.

 

Encore une belle lecture suédoise : j'ai depuis acquis deux autres tomes des enquêtes de Martin Beck.  

 

Mon troisième livre lu de Sjöwall et Wahlöö dans le cadre du Défi Scandinavie noire

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:09

Frites.jpgédition 10/18 - 249 pages.

 

Mon résumé :

 

L'industriel Viktor Palmgren a été assassiné en plein restaurant, alors qu'il s'apprêtait à prononcer une petite allocution devant ses convives. L'assassin, que personne ne parvient à décrire, a pris la fuite. La police est sur les dents. Martin Beck est nommé pour superviser l'affaire, car la mort de Palmer pourrait avoir des conséquences internationales.

 

Mon avis :

 

dc3a9fi-scandinavie-noireCe polar date de 1970 et comme le précédent opus que j'ai lu de ce duo d'auteurs L'homme qui partit en fumée , il montre que le polar suédois n'est pas né avec Henning Mankell et Steg Larsson. Surtout, il montre une société suédoise qui va de plus en plus mal. La police est débordée : bienheureux se sentent-ils s'ils n'ont eu que des cambriolages ! Les drogués se ramassent à la pelle, et de plus en plus jeunes (douze ans...), la prostitution est monnaie courante, du trottoir à de luxueux appartements, les agressions, viols, meurtres, sont quotidiens, et ce meurtre, sur lequel se concentrent toutes les énergies de la police (non par choix, mais par ordre) n'est qu'une goutte d'eau dans un océan de violence.

 

J'ai retrouvé Martin Beck. Si ses méthodes n'ont pas changé, sa vie privée a évolué : il s'est séparé de sa femme, d'un commun accord, et vit plutôt bien cette situation. Contrairement à un collègue qu'il apprécie peu, il prend le temps de réfléchir avant d'agir. Je ne veux pas dire qu'il est pantouflard, non, juste que ce n'est pas lui qui se retrouverait à interroger un témoin à la mâchoire brisée pour cause de fusillade dans Stockholm. Ce qui peut surprendre est le manque de moyen technologique, à une époque où, d'un simple "clic", les enquêteurs de nos séries télévisées savent tout... sur tout. Il faut parcourir la région en tout sens pour retrouver un témoin, découvrant ainsi une floppée de logements sordides aux loyers prohibitifs, passer des coups de fil en passant par le standart, qui répond souvent "qu'il n'y a pas d'abonnés au numéro demandé". Les rapports sont longs comme des jours sans pain et leur déchiffrage prennent plus de temps qu'il ne m'en a fallu pour lire ce roman.Certains policiers préfèrent même le vélo à la voiture.

 

Parlons-en, justement, de la police. les deux auteurs pointent ses déficiences, d'où ce titre, drôle certes, mais qui rappelle que l'enquête aurait pu être résolue bien plus rapidement, s'il n'y avait eu une toute petite histoire de frites. Par solidarité, les policiers se soutiennent entre eux, sauf quand la coupe (ou, en l'occurence, le cornet de frites) déborde. La faute en est aux dirigeants qui ont sous-estimés les problèmes en Suède et recruter à la va-vite n'importe qui (quand ils ont recruté...). Quant à la SEPO (sorte de section spécialisée dans l'espionnage), elle serait à mourir de rire si elle n'existait réellement. Beck élucidera l'affaire, envers et contre tous. Le dénouement, par son réalisme, le laissera insatisfait.

 

Un très bon moment de lecture. 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 21:38

Livre-de-Noel.jpg

édition Babel : 107 pages.

 

Circonstance de lectures :

 

Ce livre marque ma huitième participation au Challenge des Nobel organisé par Mimi. J'ai profondément bousculé ma liste intiale et, après avoir lu Lettres en provenance de la nuit de Nelly Sachs et découvert la profonde amitié qui a uni les deux femmes, je ne pouvais pas poursuivre ce challenge sans lire un ouvrage de cette écrivain. Mes recherches en librairie m'ont permis de trouver Le livre de Noël.

 

Mon avis :

 

Ceux qui chercheraient dans ce livre un témoignage sur Noël en Scandinavie seront peut-être un peu déçus. Mis à part dans le texte initial, qui donne son titre au livre, les traditions sont peu racontés. Je retiendrai surtout le repas, pris en famille, la distribution des cadeaux, et la dégustation du traditionnel riz au lait.

 

Ce recueil offre huit courts récits. Je résiste à la tentation de les qualifier de contes, car si le merveilleux est présent dans chacun de ces textes (à l'exception du Livre de Noël, qui donne son titre à ce recueil), il est avant tout un merveilleux chrétien (si l'alliance de ces deux termes est possible). Deux titres sont emblématiques à cet égard : Légende de la fête de la Sainte-Luce (le plus long du recueil) et A Nazareth. Ce dernier récit invente un épisode de l'enfance de Jésus, qui le confronte (déjà) à Judas et montre l'ambivalence des sentiments éprouvés par le futur disciple.


La Légende pourrait se résumer en une phrase : grâce à sa piété, Lucia obtient le soutien de sa sainte Patronne et déjoue les pièges de sa méchante tante (un vrai personnage de conte de fée). Ce n'est pas si simple, cependant, car le conte, qui fait penser à la seconde partie (méconnnue) de la Belle au bois dormant, montre que, si la jeune épouse, belle-mère attentive de huit enfants, a dépensé une partie de la fortune de son mari pour venir en aide à des réfugiés et a encouru la colère de son mari, celui-ci est le premier fautif. Il a préféré les honneurs de la cour à son foyer, fermant les yeux sur l'avarice de la terrible Dame Rangela, et oubliant les devoirs qu'il avait envers les siens. J'utilise ce terme au sens large : non seulement il a négligé sa jeune épouse et ses enfants, mais aussi ses fidèles amis, secourus par Lucia en son absence.


Le rouge-gorge s'apparente aux récits de la création du monde, si ce n'est qu'il ne se réferre pas seulement à la genèse, mais au Nouveau Testament.


Le crâne est le récit que j'ai le moins aimé, non à cause du caractère morbide du sujet (un fossoyeur invite un crâne fraîchement déterré à reveillonner, puisque personne n'a accepté son invitation), ni des commentaires pesants du narrateur omniscient, mais dans le dénouement, à la fois miraculeux et moralisateur.

 

Le dernier récit La Nuit du nouvel an des Animaux, m'a semblé emblématique de la religiosité du recueil. Il raconte une légende suédoise mais montre le triomphe de la religion chrétienne sur celle-ci. J'ai beaucoup aimé le personnage du prêtre, qui prend fait et cause pour sauver son fidèle cheval.

 

 

 

Challenge Nobel

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 15:44

lhomme-qui-partitédition 10/18 - 220 pages.

 

Mon résumé :

 

L'inspecteur Beck est heureux : après une affaire rondement mené, il va pouvoir partir en vacances avec sa femme et ses enfants, dans une villa tranquille. Las ! Il est contacté par son supérieur, le divisionnaire Hammar, au sujet d'une affaire importante. Un journaliste suédois est porté disparu en Hongrie depuis deux semaines. Il est le seul à pouvoir mener l'enquête à bien. Martin Beck reprend donc du service, en Suède, puis en Hongrie.

 

Mon avis :

 

Ce roman date de 1966, et est le deuxième d'une série de dix, mettant en scène l'inspecteur Martin Beck. Voilà pour l'aspect technique. Maintenant, j'ai été soulagée de découvrir un policier sans problème particulier. Il est marié, deux enfants, son mariage est relativement heureux, il ne boit pas outre mesure mais fume fréquemment : pas de soucis (nous sommes dans les années 60), mais je pense qu'il serait difficile, à une époque où le "politiquement correct" domine, d'écrire un récit où policiers et témoins fument en abondance.dc3a9fi-scandinavie-noire Son co-équipier est un jeune marié amoureux et désireux de fonder un foyer : pas de soucis de ce côté-là non plus.

 

Le début du roman est explosif. Tout de suite, nous sommes dans le vif du sujet, le quotidien d'une équipe d'enquêteur dans un pays paisible et tranquille, dans lequel un ami peut en frapper un autre à mort sans remords. L'enquête est rondement menée, puis le récit marque une courte pause, avec cet espoir de vacances qui s'évanouit, et Martin repart, non par obéissance à ses chefs, mais parce qu'au fond, son métier est sa passion. Que cache la disparition de ce journaliste admirable, dans un des pays du bloc de l'Est ? Les clichés, hérités des films et autres séries télévisées, viennent immédiatement à l'esprit, j'ai pensé à un enlèvement, un emprisonnement, voire pire si Alf Matsson avait mis la main sur une affaire brûlante. 

  

Le travail du policier nous est montré, lent, minutieux, d'autant plus difficile de Beck n'enquête pas officiellement. Il n'a que peu d'éléments, et ce peu d'éléments semble ne le mener nulle part. Il a cependant la chance de rencontrer son homologue hongrois, avec lequel il partage des points communs : lui aussi est marié, lui aussi mène une vie ordinaire et tranquille, lui aussi est intègre et efficace. Tous les deux vont aller au-delà des apparences (et au-delà des clichés) et montrer qui était réellement le vaillant journaliste disparu. De là à dire qu' un pays aussi tranquille que la Suède cache sans doute bien des choses sous sa tranquillité et sa prospérité, il y a un pas que les romanciers nous invitent à franchir. 

 

Ces derniers mois sont riches en belles découvertes, j'espère pouvoir approfondir rapidement ma connaissance de ces auteurs.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:12

 

Mazetti.jpg

Editions Babel - 137 pages.

 

Mon résumé :

 

Linnéa est une adolescente de quinze, comme les autres, avec des parents divorcés, un beau-père artiste, un petit frère, une grand-mère excentrique. Elle aime parler de la mode, de Markus, le plus beau garçon qui soit, de Dieu avec sa meilleure amie Pia.

Mais Pia n'est plus là, elle s'est suicidée.

Ce roman est le premier volume d'une trilogie.

 

Mon ressenti : 

 

Je n'ai pas mis "mon avis" car ce n'est pas réellement un avis que je donne ici, mais vraiment l'expression d'une émotion. Ce court roman est bouleversant car il analyse avec une incroyable justesse le ressenti d'une personne dont un proche s'est suicidé, car les faits racontés, avec une fraicheur et une franchise désarmante parfois ont trouvé des raisonnances en moi.

 

Je me suis sentie très proche de Linnéa, la narratrice, parce que j'ai  vécu  ce que vit Linnea.  Elle est là, avec ses souvenirs, qu'elle passe au peigne fin. A quel moment n'a-t-elle pas été là pour Pia ? A quel moment n'a-t-elle pas compris que son amie avait besoin d'elle ? N'a-t-elle pas été égoïste, en lui parlant de ses petits problèmes, alors que Pia devait avoir des problèmes bien plus grands encore pour s'être suicidée ? Elle se révolte aussi, parfois, contre ses proches qui veulent la sortir de son isolement, contre Pia, qui la laisse seule, même si Pia est restée elle-même jusque dans les circonstances de sa mort. 

 

Un très beau roman.

 

 

 

dc3a9fi-scandinavie-blanche

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:48

60835784 p[1]

 

Je poursuis ma semaine nordique avec ce second rendez-vous. Me voici donc en suède avec Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti. Note : mon exemplaire a été dédicacé par l'auteur lors du dernier salon du livre de Paris.

 

Tarzan.jpg

 

Quatrième de couverture :

 

Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fraassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'apelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadre, élégantes et dynamiqyes, et déteste que des marmots salissents les sièges en cuir de sa voitrture de sport.

Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relatio décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ?

 

Mon avis :

 

J'avais beaucoup aimé Le mec de la tombe d'à côté, et force est de reconnaître que j'ai eu l'impression de retrouver la même recette dans ce livre : deux êtres que tout oppose se rencontrent et vivent une histoire d'amour chaotique. Non seulement la rencontre entre Mariana et Janne est fracassante, mais ils deviennent très rapidement amants. Leur brève étreinte (très réussie selon les deux protagonistes)  paraît devoir rester sans lendemain, car elle se heurte à la réalité. Mariana mérite bien son surnom de Tarzan, car la vie est devenue une jungle pour elle. Il lui faut tous les jours trouver moyen de survivre avec ses enfants. Bella et Billy ne sont pas (trop) malheureux, parce que leur maman fait passer leur bien-être avant le sien et n'hésite pas à sacrifier son bien-être pour qu'ils mènent une vie presque normale. Mère célibataire, elle aime toujours le père de ses enfants, parti deux ans plus tôt. A demi-mot, nous comprenons que cet homme fantasque et brillant souffrait de troubles psychologiques.  

 

Janne fait pâle figure par rapport à elle. Sa naïveté fait sourire au début, puis elle fait grincer des dents : se peut-il vraiment qu'il soit si long à comprendre la situation de Mariana ? Oui. Parce qu'il vit dans un monde dans lequel les profiteurs sont ceux qui vivent des allocations chômages ou parent isolé, où il est fréquent de refuser de payer un repas juste parce qu'un plat ne "convenait pas", où les liaisons sont sans conséquences - Marianna racontera elle-même comment elle s'est retrouvée mère de deux enfants, et l'on ne sait plus s'il faut en rire ou en pleurer.

 

Comme dans Le mec de la tombe d'à côté, les chapitres alternent le point de vue des narrateurs. Une originalité néanmoins : la parole est parfois donnée à Bella ou Billy, les deux enfants de Mariana. S'ils apprécient les cadeaux de cet homme, qui améliore singulièrement leur quotidien, ils ne sont pas près à ce qu'ils prennent la place de leur père. ils expriment consciemment ce que Marianne ne s'avoue pas : elle ne peut vivre une nouvelle histoire d'amour puisque celle qu'elle vit avec le père de ses enfants n'est pas terminée, à ses yeux.

 

Dernier point de comparaison avec Le mec de la tombe d'à côté : la fin reste ouverte, il est difficile de savoir comment évoluera leur histoire, qui n'est pas tout à fait d'amour (Si Janne aime Tarzan, Tarzan avoue ne pas aimer Janne, pas encore). Mariana, échaudée par son expérience et ses deux grossesses, voit son avenir avec un réalisme cynique, tandis que Janne se montre presque fleur bleue.

 

Ce livre aura-t-il une suite lui aussi ? L'avenir nous le dira.

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